Aujourd’hui, les partis politiques
Aujourd’hui il est bon de s’interroger sur la pertinence du fonctionnement des partis politiques. L’université populaire de Faux la Montagne « faut qu’on en cause » vient d’attirer notre attention sur cette réalité.
L’université populaire de Faux la Montagne « faut qu’on en cause » vient de proposer une bonne réflexion sur la pertinence du fonctionnement des Partis politiques.
J’en ai retiré quelques réflexions
Les partis politiques sont aujourd’hui minés par le souci de l’égo de leurs dirigeants, l’esprit d’appareil, l’éloignement du peuple. Ce sont parmi les grandes raisons de la désaffection des gens de la question politique, de la chose publique. Ils n’ont plus confiance dans les partis qu’ils assimilent à une quête de pouvoir dans la dispute des intérêts à sauvegarder.
Mais la raison des partis ne peut être, d’abord, la conquête du pouvoir. Ils sont l’émanation des élans du peuple, de ses besoins, de ses attentes en vue d’une société de liberté, d’égalité et de fraternité; le peuple attend qu’il y ait débat à l’Assemblée dans le contexte global des enjeux nationaux et internationaux. Le but des partis c’est de rechercher, par le dialogue, qui peut être âpre, le BIEN COMMUN, une réalité qui n’a pas été évoquée dans nos échanges.
Pour que cela soit opératoire, il est nécessaire de former une conscience politique dans la nation. Chaque citoyen y est convié. C’est l’œuvre des corps intermédiaires que sont les syndicats, les associations, les mouvements de jeunesse d’éducation populaire, les universités populaires. Leurs actions sont capitales pour nourrir la réflexion des partis politiques des réalités « d’en bas ».
Les actions symboliques d’agitation citoyenne qui émergent de la base sociale sont des incitations à des prises de conscience collectives quand le silence s’installe dans la société, quand les plus défavorisés et les sans voix sont étouffés. C’est ce qui qui est arrivé avec les Gilets jaunes, Sainte Solène, la RN 69, Notre Dame des landes, la Crise agricole.
La Formation à la base de la conscience politique et les actions symboliques emblématiques exprimant des besoins sont deux moteurs qui poussent les hommes et femmes en responsabilité politique à prêter l’oreille pour que l’exercice de leurs responsabilités tienne compte de la réalité du local.
Il serait aventureux de vouloir chercher à remplacer les partis par on ne sait quelles structures plus opératoires. C’est tout simplement une fausse bonne recherche.
Ce qui est aujourd’hui à approfondir, ce n’est pas « l’intérêt général », c’est la quête du Bien Commun, une altérité, une vision qui tire une société vers le meilleur « vivre ensemble » possible.
Le temps des élections municipales nous invite à prendre conscience du chemin parcouru, des réalisations opérées, de l’état de notre vivre ensemble en mixité sociale et à réfléchir sur les besoins actuels de notre territoire et sur ses aspirations. Que chacun puisse être acteur dans la mesure de ses possibilités en temps disponible comme en santé.
Sur Faux la Montagne une belle expérience de démocratie est en cours pour préparer en ce sens les élections. Un bel encouragement à la vie démocratique au quotidien. Il sera heureux lors de la prochaine rencontre « faut qu’on en cause » de visiter les représentations que nous nous faisons de la démocratie.
Gilles